Édition Nº1 du 15 mai 2012 Retour au sommaire

Pourquoi ce magazine ?

Cette semaine, découvrez les origines de ce magazine vues par l’un de ses fondateurs : Marie Alhomme, rédactrice en chef.

Conducteur


Marie Alhomme

Arrêts prévus :

Ca y est. Après un an de conversations enflammées, de brainstormings acharnés, d’inspirations inattendues… Après deux mois de conception/production intenses… Après une nuit vraiment beaucoup, beaucoup, trop courte… Il est là.

J’ai du mal (et pas seulement parce que je n’ai presque pas dormi) à exprimer à quel point je suis à la fois fière et anxieuse de vous présenter le fruit de tout ce travail.

Que je vous explique un peu. J’ai grandi avec des ordinateurs, y ai été très tôt “accro”, au point de commencer par la maintenance (j’adorai l’aspect lego du duo montage/réparation des PCs) puis de monter mon premier site en 1997. Je ne vous cacherai pas que le code était assez abominable, heureusement GeoCities a eu la bonne idée de mourir entre temps, emportant à tout jamais les vestiges de cette “oeuvre”… ^^ Mais j’ai adoré, tout de suite. La complexité, l’immensité, du média, de son contenu, et de ses problématiques, m’ont très vite fascinée et aspirée.

Bref, je vous passe les détails, j’en ai rapidement fait mon métier, d’abord en tant que salariée puis en tant que webdesigner et intégratrice xHTML/CSS/JS freelance en 2004.

Dès le début, lorsque j’ai découvert Internet au webcafé du coin (un des rares de l’époque), j’ai tout appris sur le tas. Et le tas, fin 90-début 2000, il était pas gros, il était surtout en anglais (ça ne me dérangeait pas tant, mais ce n’est pas le cas de tout le monde), et il n’était pas toujours très au fait. Mais, bon, des gens inspirés avaient décidé de partager leurs expériences et leurs connaissances, c’était déjà tellement. Puis on vit progressivement émerger des sites comme Pompage, qui avait pris en charge la délicate tâche de traduire des articles importants, ou OpenWeb qui avait carrément décidé d’écrire du contenu original en français. Enfin, on commença à voir des conférences s’organiser. Paris Web, par exemple, est depuis 2006 un rendez-vous annuel majeur pour les acteurs des métiers du Web, que ce soit pour l’aspect “apprentissage” que celui du “réseautage”, aussi indispensables l’un que l’autre. De nombreux autres événements sont apparus, plus ou moins grands, plus ou moins longs, plus ou moins sophistiqués, plus ou moins chers… mais tous avec (généralement) le même objectif : partager des connaissances et des retours d’expériences.

J’ai grandi professionnellement avec toutes ces ressources-là. J’y ai contribué, modestement, quand j’ai pu, en traduisant des ressources, en en rédigeant, voire en en présentant. Je m’en suis aussi nourrie, régulièrement, au gré des rencontres, toujours tellement enrichissantes.

Et avec toujours le même constat : nous faisons un/des métier(s) magnifique(s), et ces soifs de savoir et de partager sont un des moteurs essentiels de ce domaine, que l’on décrie pourtant si souvent pour son aspect virtuel et impersonnel… et probablement sa meilleure récompense au jour le jour pour chacun d’entre nous.

Bref, j’en viens au magazine :)

Quand, il y a presque un an, au cours d’un week-end avec Jérémie Patonnier et Loïc Mathaud, nous avons décidé de nous lancer dans cette aventure, je crois que nous n’avions pas tout à fait réalisé à quel point elle serait à la fois prenante et passionnante.

J’adore mon métier (réfléchir à l’ergonomie et au design, tordre le cou à des CSS récalcitrantes, accompagner des clients…) et jamais il n’a été aussi prenant que depuis deux ans. Mais justement, à force d’avoir la tête dans le guidon, j’y perdais la possibilité (bêtement temporelle) de faire une veille “digne de ce nom”, de lire des articles et de les partager quand ils sont bons, voire même de les traduire ou les rédiger moi-même ! La “Bac L” qui sommeille en moi avait soif d’un retour aux sources de ce qui m’avait rendu Internet si fascinant au début : le contenu (parce que la vitrine, à l’époque, faut bien admettre qu’elle était un peu kitsch).

L’idée de recentrer mon temps sur de la rédaction, voire même de la direction de rédaction (de la “rédaction en chef”), donc, commençait doucement à s’imposer, et quand j’en fit part à Loïc (depuis peu mon “compagnon”) son enthousiasme m’interpella. Ensuite, celui de Jérémie finit de me convaincre.

Il y a pourtant déjà des ressources en ligne, que nous connaissons et fréquentons régulièrement, l’idée d’en créer une nouvelle n’était pas révolutionnaire.

Mais en fait, dès le début, et en toute modestie, nous avons voulu faire “plus”. Plus qu’un simple blog bénévole dont nous ne pourrions promettre qu’il serait pérenne. Plus qu’une publication aléatoire que vous n’auriez su quand attendre. Surtout, plus que des articles écrits par nous trois, dont les champs de compétences, certes complémentaires, sont en tout état de cause loin de couvrir l’étendue des possibles des métiers de la conception Web.

Alors on a remué l’idée, on l’a malaxée, pétrie, battue, étalée, retournée, en tâchant d’en extraire l’essence et les principes. On a été par là, par ici, on a parlé à x, y, et z.

On s’est fait une liste d’auteurs qu’on aimerai (re)découvrir, de sujets qu’on aimerai voir traités. On a pensé aux lecteurs potentiels qui sont en poste et veulent s’améliorer, à ceux qui en cherchent un et ne savent même pas par où commencer… et à tous les curieux que la conception web intéresse.

Afin d’assurer une qualité et une régularité à nos parutions, ainsi que de les remercier pour le travail que cela représente, on a décidé de rémunérer les auteurs, et ça voulait dire trouver un moyen d’être rentables. Mais, toujours inspirés par nos expériences communes de partage et d’échange, on avait décidé depuis le début que le contenu serai accessible gratuitement à tous. Cela voulait dire explorer d’autres avenues, et nous avons choisie celle-ci, qui est double : afficher de la pub, et donner la possibilité de s’abonner pour la cacher et bénéficier de fonctionnalités supplémentaires.

En bref, on a essayé de vous mitonner la plus chouette recette possible de magazine francophone sur la conception web…

On n’est pas des Top Chefs (même si en rédigeant cet article un peu en urgence je m’attendrai presque à voir Rotenberg surgir criant “allez, on dresse !!”), donc il est possible que la cuisson ne soit pas encore tout à fait à point, et qu’il y ai un peu trop de ci ou pas assez de ça… :) Mais n’ayez crainte, on a pensé à vous, et on vous a préparé un espace “popote” sur github si l’envie vous venait de mettre les mains à la pâte du code nous remonter des “issues”…

J’espère néanmoins que vous y prendrez goût !

A très bientôt pour la suite de nos publications, Chaque mardi, à 13h37…

Pourquoi ce magazine ?

Note de cet article : 3 / 5

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Marie Alhomme est webdesigner et intégratrice indépendante depuis maintenant 10 ans en tant que PouipouiDesign. Elle s'implique dans de nombreux projets visant à promouvoir les bons usages et les technologies du Web, qu'il s'agisse de traduction sur pompage.net ou de l'organisation de W3Café ou de Sud Web.

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