Édition Nº23 du 16 octobre 2012 Retour au sommaire

Hacker le visuel

Les designers aussi sont des hackers ! Virginie nous présente ici sa vision de la bidouillabilité graphique. Un retour d’experience unique et ô combien stimulant à l’heure de la création graphique sur le web.

Conducteur


Virginie Caplet

Arrêts prévus :

La vision que je vais présenter au cours de cet article est le fruit de dix ans d’expérience professionnelle dans le webdesign, d’une mûre réflexion sur mon métier et d’une assez bonne connaissance de ma personne. Ils m’ont appris quel devait être mon rôle au sein d’une équipe, en tant que professionnelle mais aussi en tant qu’être humain. C’est pourquoi il faut garder à l’esprit que cette approche est très personnelle. Ainsi, si je tiens à la partager avec le lectorat du Train ce n’est pas par narcissisme mais pour souffler à d’autres professionnels de tous milieux, et tout particulièrement ceux issus du design, l’envie de repenser leur métier et de sortir des sentiers battus.

Si je devais qualifier mon activité professionnelle actuelle, je pense qu’il me faudrait dire que je suis “directrice artistique spécialisée dans le web”. J’adopte ici le ton de la résignation car il me semble que ce métier revêt une certaine opacité, non seulement quant à sa définition, mais aussi quant à ses rôles. Métier si mystérieux qu’il est bien souvent difficile voire impossible d’en tracer le périmètre. Il me faudrait donc beaucoup de temps pour définir ce qu’est (ou pire, “ce que n’est pas”) un directeur artistique. C’est pourquoi je préfère le plus souvent me présenter comme hacker du visuel.

Avant d’aller plus loin, je tiens à expliquer le choix du mot “hacker” à défaut de tout autre plus français et moins connoté. Depuis pas mal d’années, que ça soit dans les secteurs de la programmation, du jardinage ou du design, nous pouvons assister à une mutation de notre mode de pensée : tout devient modulable, bricolable, voire – à une plus petite échelle – bidouillable. Ce phénomène s’appelle le hack. La notion de hack englobe aussi bien l’idée de fait-main et de peu coûteux à mettre en œuvre que celle de parer à un problème en détournant un élément de sa principale destination. L’idée est donc inspirée des problématiques de développement durable : faire feu de tout bois en utilisant les éléments qui sont à notre disposition et en les faisant varier entre eux afin de bâtir un concept solide puisque basé sur un schéma éprouvé, testé et mis à l’épreuve.

Paradoxalement, hacker le visuel me demande d’ouvrir Photoshop et ses comparses beaucoup moins souvent qu’à l’époque où j’étais webdesigner, de parler beaucoup (mais rarement pour rien, je l’espère), d’essayer d’inspirer des gens plus talentueux que moi pour qu’ils ouvrent leurs logiciels, et de discuter avec eux de leurs maquettes qui seront nos maquettes si j’ai bien fait mon travail en amont.

Voici les grandes lignes de mon travail. Comme je suis à peu près sûre que ça vous intrigue, je vais vous en dire plus et vous raconter comment se passe le projet parfait. Je parle donc du projet qui n’arrive jamais mais au plus près duquel je m’efforce sans cesse de coller, pas par psychorigidité mais bien en connaissance du domaine dans lequel j’évolue.

Le non-art et sa manière

Chacun sa méthode et je sais que la mienne est, finalement, peu commune. Ce caractère unique ne fait que confirmer la validité de son existence : elle a été modelée sur mes expériences et tour à tour façonnée, rectifiée et améliorée au fil des années. Je suis donc à 100 % sûre que ma méthode n’est pas parfaite, loin de là. Pourtant ce n’est qu’un détail car, en définitive, la perfection n’est pas une fin en soi. En effet, ici la réelle ambition est l’amélioration continue du processus dont le résultat sera toujours destiné à la cible la plus complexe qui soit : l’être humain. Nous connaissons tous ce vieil adage : “c’est en forgeant que l’on devient forgeron”. En acceptant que rien n’est parfait, figé dans la stérilité de la sacro-sainte perfection, on peut faire évoluer un procédé et évoluer avec lui en fonction des projets et des professionels avec lequels nous travaillons.

Ainsi, cette démarche est devenue la pierre angulaire de tout mon travail. Bien que peu spectaculaire et dénuée de tout effet spécial, elle fait généralement son petit effet, surtout quand on est face à des briefs complexes. Si je devais la résumer, je dirais que ma méthode consiste à dresser le champ sémantique d’une problématique et à y répondre graphiquement en isolant le plus petit dénominateur visuel commun, et ce afin de développer un langage graphique propre à la situation à laquelle je suis confrontée.

Afin de vous expliquer théoriquement mon processus de création, j’ai découpé ma démarche en cinq étapes élémentaires. Il est important de garder à l’esprit que chaque étape est liée à celle qui la précède ainsi qu’à celle qui la suit et qu’elle ne peut être envisagée indépendamment des autres étapes. C’est pourquoi il est fondamental de les maintenir solidaires par un fil qui sera bien souvent un fort travail sur l’humain (ou plus précisemment les humains) : les clients finaux, le client de l’agence, vos collaborateurs au sein de l’agence, etc.

1 – Le brief

Dans le brief, le client (je parle ici de mon client, c’est-à-dire très souvent l’agence qui fait l’interface avec le client émetteur du brief) spécifie ce qu’il attend comme rendu du directeur artistique. Généralement on me demande des planches tendances et différentes pistes en guise de rendu. Enfantin n’est-il pas ? En dépit des apparences, ça ne l’est pas mais bon, c’est un métier donc c’est plutôt normal.

Le brief est un document vital : c’est non seulement votre premier contact – bien souvent indirect – avec le client final, mais c’est aussi votre source d’informations minimales. Avec l’arrivée du brief, vous entrez dans la peau d’un enquêteur de police scientifique un peu spécial : vous avez entre les mains une sorte de rapport d’enquête et vous devez découvrir et dessiner les liens entre ce document un peu froid et impersonnel et le client final, celui décrit comme étant la cible : un humain tout ce qu’il y a de plus vivant et qui ne se doute absolument pas de ce qui se prépare pour lui.

2 – La recherche

À partir du brief, il est de bon aloi de se renseigner sur le client (son histoire, sa géographie, ses produits – plus particulièrement le produit ou le service que vous devrez mettre en avant -, sa clientèle, sa cible, sa rhétorique, etc.).

Bien que nombre d’agences ne se sentent pas en sécurité à l’idée qu’un intervenant extérieur rencontre ses propres clients, j’apprécie grandement de rencontrer l’émetteur du brief : celui dont émane la demande initiale, qui a constaté un besoin et qui a estimé nécessaire qu’un professionnel s’en charge. On comprend facilement que les agences aient peur (à plus ou moins juste titre) de se faire voler leurs clients, mais il y a quelques contre-arguments à avancer en guise de parade :

  • en intervenant uniquement sur une partie du projet, et qui plus est sur une partie basée sur la réflexion et absolument pas sur l’exécution, il semble absurde que le hacker du visuel cherche à détourner le client de l’agence puisque ça ne serait vraiment pas dans son intérêt, bien au contraire ;
  • rencontrer le client n’est pas une volonté accessoire mais bien un élément fondamental pour s’assurer de la réussite du projet : de la même façon qu’un designer travaillera mieux avec du matériel de qualité, le hacker du visuel pourra mieux cerner le périmètre du projet en travaillant dans les conditions qui lui siéent. La raison pour laquelle certaines agences tiquent, c’est qu’elles ont bien souvent préalablement facturé la rédaction du brief et que cette entrevue avec le client pourrait l’amener à se poser quelques questions comme “mais ont-ils bien compris ma demande ?” ; dans ce cas, charge à l’agence de savoir ce qui va se passer entre ses murs et de l’expliquer en faisant confiance au professionnel qu’elle accueille ;
  • si vraiment c’est un problème, un contrat s’assurant de la conduite de chacun peut être signé (ceux qui ont déjà travaillé en agence savent ô combien les agences aiment faire signer des contrats “fourre-tout” à leurs intervenants, n’hésitez donc pas à bien le lire et à poser vos conditions) ;
  • cette rencontre ne pourra se faire qu’en présence de certains autres intervenants du projet : ceux de la partie graphique et prototype, même s’ils ont déjà rencontré le client sans vous, car l’idée est de proposer une vision nouvelle à chacun, vision qui par la suite ouvrira des portes sur des idées jusque là enfouies dans l’esprit collectif comme individuel.

Pour mon plus grand plaisir, il m’est déjà arrivé de voir ces quatre conditions réunies sans même avoir à demander. Cependant, j’avoue que ce fut rare.

À partir du brief et de ma rencontre avec le client, j’ébauche alors une sorte de canevas réunissant tout le champ lexical lié de près comme de loin au client, à son produit et à sa cible. Celui-ci se présente généralement sous la forme d’une planche alambiquée au sein de laquelle surgissent des jeux de mots, des combinaisons écrites mais aussi graphiques, etc.

3 – La restitution ou la formulation des axes de création

Ce travail de saisie qui ne nécessite rien d’autre qu’une feuille de papier et un crayon (enfin beaucoup de papier et idéalement des crayons de couleur) et, si vous êtes d’humeur technologique, un logiciel de mind-mapping me conduit naturellement à l’isolement de plusieurs axes de création.

Quand je bute, j’essaie de trouver dans mon entourage quelqu’un étant la cible du produit ou du service et je papote avec. Rencontrer l’utilisateur final présente des intérêts multiples qui ne peuvent pas être négligés : non seulement c’est fortement valorisant pour le client (il se sent écouté, pris au sérieux, considéré, etc.), mais en plus la qualité finale de votre rendu n’en sera que meilleure car vous pourrez, tout du long du projet, sentir que vous travaillez pour quelqu’un, un humain et pas juste un taux journalier (mais ça c’est une autre histoire).

Généralement, j’évite de passer plus de deux-trois jours sur la recherche sémantique. C’est un exercice qui peut rapidement devenir addictif et auquel on peut rapidement se retrouver à consacrer toute sa vie (libre à vous, mais je doute qu’un client vous paye toute votre vie pour ne fournir en définitive aucun rendu). Une fois les axes isolés, j’en parle autour de moi avec les différents acteurs du projet (chef de projets, directeur de création, graphistes, etc.). Les gens qui sont salariés dans une agence ont un avantage sur vous : ils connaissent l’historique de la marque. Mais c’est aussi leur handicap, sachez donc tel Sherlock Holmes mener l’enquête avec retenue et pertinence.

4 – Le brainstorming

Vient ensuite mon moment préféré : le brainstorming. Le nom est plein de paillettes et fait rêver, mais on parle juste de s’asseoir à une table tels de bons amis et d’introduire un nouvel ami : le paper board. Personnellement, j’estime manquer d’expérience et de subtilité pour savoir mener un brainstorming comme il se doit et j’ai encore de la peine à faire parler les plus timides.

En effet, avant d’aller plus loin, je dois vous mettre en garde sur un spécimen fréquemment rencontré dans le secteur professionnel : le timide. Les timides sont les gens pour qui on a créé cette phrase : “il ne dit rien mais il n’en pense pas moins”, traduction : les timides sont souvent des gens qui ont beaucoup à dire. Certes, ce n’est pas une règle universelle mais si ça peut permettre à un projet de cartonner, ça vaut bien la peine d’y consacrer un peu d’énergie.
En plus des timides, il faut se méfier d’une autre espèce : les silencieux. Beaucoup de personnes pourtant pas timides deviennent particulièrement discrètes lors des moments de réflexion en commun. Bien souvent, il s’agit ici d’un problème d’éducation : ils ont appris de la manière forte qu’il n’était pas bon de s’exprimer si on ne maîtrisait pas le sujet à 100 %, ce qui est une valeur inestimable dans toutes les situations… sauf le brainstorming.

Quelque soit la configuration à laquelle vous faites face, il ne faut donc pas négliger ceux dont nous ne pouvons entendre les idées. En effet, une idée non exprimée est une porte ouverte sur de la frustration car plus on tait une idée plus elle s’installe dans notre esprit, c’est le fameux principe du “suis moi je fuis, fuis moi je te suis”.
Imaginons que toute l’équipe parte sur une idée qui demanderait de faire intervenir des éléments suggérant l’eau (liquide, froid, doux) mais que l’un des membres de l’équipe pense plutôt “feu” sans l’exprimer : si ce membre est votre graphiste vous allez avoir de gros soucis lors des maquettes. C’est pourquoi, si vous ne voulez pas voir une situation très inconfortable éclore inopinément au cours du projet, il faut toujours pousser les intervenants à se lancer (en plus, en matière de brainstorming, les premières idées sont rarement les meilleures, loin de là).

Pour les faire parler, inutile de braquer une lampe de bureau dans les yeux de vos interlocuteurs. Cependant, il vous sera nécessaire de mettre votre orgueil en sourdine pour sortir volontairement des idées de faible qualité voire carrément ridicules, et ainsi mettre votre équipe en confiance et que celle-ci se dise “OK, je ne peux pas proposer pire que ce qui vient d’être dit”. Partager ses idées est une activité très intime, alors n’hésitez pas à poser un genou à terre pour rappeler à ceux qui sont en face de vous que non seulement vous êtes un humain comme eux, mais qu’en plus le ridicule ne tue rien d’autre que l’orgueil.

5 – La valse des idées

Le brainstorming a un intérêt insoupçonné pour le travailleur indépendant : il permet de faire rentrer dans la danse ceux qui prendront le relais une fois son travail terminé. Et mine de rien, il est super important que le graphiste et/ou le webdesigner du projet se sentent concernés, écoutés et surtout décisionnaires sur certains points : à durée de travail égale, la qualité du rendu sera incroyablement meilleure car leur implication sera non seulement professionnelle mais aussi personnelle. Il s’agit là d’une réaction typiquement humaine qui prouve qu’il est possible d’améliorer un projet en améliorant notre attitude envers les autres.

Après cette mise en commun des idées, on accouche généralement de quelques concepts qui valent la peine de prendre la parole devant ces gens qui étaient des inconnus en début de semaine mais devant qui il vous a fallu vous mettre “à nu” (eh oui, la honte ça crée des liens… ). C’est le moment où je vous conseille d’attraper le graphiste et/ou le webdesigner avec qui vous allez travailler, et de le/les emmener boire un café ou un thé (n’oubliez pas les petits biscuits).

Ce qui est chouette et ce qui l’est moins

Bien sûr, cette méthode présente un inconvénient de taille : elle retarde au maximum l’exposition d’éléments purement graphiques au client mais aussi à l’équipe. Cette situation peut paraître un peu inconfortable de prime abord mais, selon moi, ses avantages compensent largement.

En effet, que ce soit lors d’une démonstration client ou juste lors d’une mise en commun des idées avec le reste de l’équipe, une plus grande connivence se met en place. La raison en est toute simple : beaucoup de gens estiment que s’ils ne sont pas graphistes, leur opinion est finalement de moindre fiabilité et préfèrent rester en retrait de peur de se sentir seul face au groupe. Les mots sont un élément accessible à tous et permettent donc une plus grande participation de chacun. À l’instar des grandes rivières qui sont faites de petits ruisseaux, les grandes idées sont faites de petits étonnements.

En permettant à chacun de se sentir libre de prendre la parole et de questionner la situation, vous lui permettez de vous donner accès à des idées que vous auriez peut-être négligées en premier lieu. Cela est encore plus vrai lorsqu’on parle d’un client. Le client est une espèce à part : c’est un être humain qui essaie de sauver la face en votre présence (ou en présence de votre agence) et qui commence ou termine souvent ses phrases par “le design, ce n’est pas mon métier”. Ce qu’il faut entendre, ce n’est pas “je n’y connais rien, achève moi” mais bien “je ne comprends pas tout et j’en aurais bien dit plus si cette situation réductrice ne me faisait pas déjà sentir assez con”.

Enfin, construire le visuel sur du sens, et non du sens sur du visuel, vous permet de pouvoir justifier vos choix et orientations avant même la réflexion sur les maquettes et les prototypes, ce qui évite bon nombre de mauvaises surprises lors de la présentation des maquettes. La mind-map sera donc votre meilleur atout pour expliquer vos choix à un client, choix qu’il aura lui-même déjà lu et parcouru (assurez-vous que cela soit fait, car une idée a plus de chances de s’imposer quand elle est formulée par celui qui doute de sa validité). Plus tôt le client comprend votre démarche, plus tôt vous en faites un ami qui se sentira compris et n’hésitera pas à vous confier ses questionnements voire directement toute sa confiance. Après, il y a aussi des clients qui ne comprennent rien : dans ce cas réjouissez-vous, vous avez gagné 50 points de karma et la satisfaction d’être resté un professionnel de l’extrême.

Oui mais ce n’est pas tout

En bon hacker, il faut se tenir prêt à élargir non seulement sa palette d’outils mais aussi sa palette d’utilisations. Ainsi diversifier ses outils, c’est très bien, mais varier la façon dont vous les utilisez, c’est mieux. En dix ans d’activité dans le graphisme et tout particulèrement le web, je ne compte plus le nombre de choses que j’ai pu apprendre, non parce qu’elles étaient liées au design mais justement parce qu’elles ne l’étaient pas. Vous vous retrouverez rarement mis sur la touche sur un projet par un sujet que vous connaissez et maîtrisez, mais plus souvent par un élément sur lequel vous n’avez aucun contrôle ou aucune connaissance. Désolée pour les control-freaks mais à part préconiser l’acceptation de la vanité, je n’ai pas de solution pour pallier au manque de contrôle. Par contre j’ai une chouette parade pour le manque de connaissance : être curieux ! Facile à dire, mais de quoi faut-il être curieux ? Sans hésitation, je répondrai “de tout !”.

Et puisque je vous tiens encore un petit moment, je vais en profiter pour préciser un petit peu mon propos. Comment estimeriez-vous votre niveau en jQuery ? Sauriez-vous réaliser un petit bol en poterie ? Pouvez-vous écouter une conférence sur la réforme de la PAC et comprendre ce qu’il s’y raconte ? Oui, j’évoque ici des savoirs variés et qui a priori peuvent vous sembler inutiles, mais c’est bien là qu’est tout l’enjeu : trouver un intérêt dans des choses dont on ne soupçonne même pas l’existence.

À contre-courant

Inutile de dire à quel point cette approche est peu courante (tout du moins en France). En tant que hacker du visuel, j’estime qu’il est de mon devoir (et de mon ressort) de créer de nouvelles méthodes de travail si je ne suis pas satisfaite de celles actuellement pratiquées. La pensée à contre-courant n’émane pas d’une volonté contestataire mais d’un instinct visant à l’amélioration des conditions de travail et de vie de nous, professionnels au métier-passion. Je n’ai pas construit ma méthode en un jour et je sais qu’elle évoluera encore au fil de mes expériences, mais j’invite tous les professionnels qui veulent tirer leur métier vers le haut à non seulement repenser leur approche, mais aussi à en expérimenter de nouvelles.

Développer sa propre démarche, c’est décider hic et nunc de la professionalisation de son activité. C’est marquer d’une pierre blanche le jour où votre métier-passion ne sera plus considéré comme un métier-loisir. C’est graver une bonne fois pour toutes que ce sont les idées, et non les impératifs technologiques ou les tendances, qui sont à l’origine de ces projets qui finissent non seulement par réussir mais surtout par toucher leur cible, par ces liens invisibles parce que subtils mais pourtant bien réels, ces liens que vous avez progressivement révélés grâce à votre démarche et savamment distillés, non seulement au sein de votre travail mais aussi au sein de celui de vos collaborateurs.

Hacker le visuel

Note de cet article : 4 / 5

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Photo : takeasip

Après des études dans la programmation, Virginie s'est rapidement spécialisée dans le graphisme. Graphiste web depuis plus de 8 ans, Virginie recherche sans cesse comment être créative tout en restant en accord avec les technologies actuelles. Sous ses airs de férue de technologie, Virginie est une mamie qui agit dans l’ombre pour mettre à exécution son plan diabolique : recouvrir la planète de tricot et de peluches handmade, pour un monde tout doux et hypoallergénique.

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2 réactions à cet article (RSS)

Yves Van Goethem

#2

Pour faire intervenir les timides il existe différentes techniques, comme faire un tour de table obligatoire auquel on ne peut pas échapper pour commencer.
Ou des techniques moins drastiques et plus ludiques comme par exemple donner 10 à 15 minutes à chacun pour noter ses idées sur des post-it organisé par couleur qui expriment des choses différentes. On les colle ensuite sur un whiteboard et les regroupe par sujet avant d’en discuter ensemble.
J’apprécie particulièrement cette technique pour faire des retrospectives et pour décider de ce que nous pouvons améliorer dans notre manière de travailler, mais c’est appliquable à n’importe quel objectif.
Voilà ce que ça donne en image : http://scbackstage.wpengine.netdna-cdn.com/wp-content/uploads/2012/03/retrospective_big-505×377.jpg
Et si tu es intéressée d’avantage par nos retrospectives on décrit l’ensemble du procès sur notre blog (en anglais).

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